Combien rapporte un but de Mbappé au PSG ? On a fait le calcul


Les fans du Paris Saint-Germain, et bon nombre de passionnés de football, n’espèrent qu’une chose : voir le club de la capitale fouler, le 1er juin prochain, la pelouse du mythique stade de Wembley à Londres, à l’occasion de la finale de la Ligue des champions. L’événement serait d’autant plus suivi qu’il marquerait le dernier match de Kylian Mbappé, après sept années passées au PSG.

Mais avant cela, le tout frais champion de France 2024 doit franchir, ce mercredi 1er mai, un premier obstacle de taille : le Borussia Dortmund et son immense mur jaune de supporters. Comme souvent, le PSG pourra compter sur la star de son effectif pour l’une de ses dernières apparitions sous la tunique bleu et rouge. Car à mesure que les matchs se succèdent, la fin de l’ère Mbappé au PSG se rapproche. Une perte sportive et économique majeure.

Un manque à gagner sur son transfert

Côté pile, son départ soulagera grandement les finances du club : cette saison, Kylian Mbappé touche un salaire mensuel de 6 millions d’euros brut – 6 fois le salaire moyen de l’équipe -, soit 72 millions d’euros par an. “Il est évident que cela va entraîner une réduction de la masse salariale”, confirme Jean-Marc Liduena, directeur général du cabinet Circle Strategy, qui a récemment publié une étude évaluant les répercussions économiques de son transfert au PSG. Par ailleurs, en ne prolongeant pas avec l’équipe parisienne, le footballeur a fait une croix sur plusieurs dizaines de millions d’euros de primes.

Mais côté face, l’attaquant français rejoindra libre dans les prochaines semaines le Real Madrid, c’est-à-dire sans indemnité de transfert. En 2018, il avait été acheté auprès de Monaco pour un montant de 180 millions d’euros, soit le deuxième plus gros transfert de l’histoire du football, derrière celui de Neymar, recruté lui aussi par le PSG pour 222 millions d’euros un an plus tôt.

“Mbappé était un énorme pari. Malgré son salaire XXL, il reste un investissement rentable, ayant généré une quarantaine de millions d’euros pour le club”, a calculé Jean-Marc Liduena. L’économiste Luc Arrondel estime néanmoins que le PSG est “devenu une marque mondiale”, au-dessus de ses stars. En 2023, sa valorisation était estimée à 4,25 milliards d’euros, contre 70 millions d’euros lors de son rachat en 2011 par Qatar Sports Investments (QSI). Après les départs de Messi et de Neymar, celui de Mbappé marquera la fin d’une époque. “Le PSG va devoir réinventer son business model”, pointe Maxime von Steenberghe, associé chez Circle Strategy.

41 buts marqués lors de la saison 2022-2023

Combien vaut un but du champion du monde français, au regard de ses performances ? “Les revenus du club sur la saison passée sont de 802 millions d’euros pour 120 buts marqués, soit un but pour environ 7 millions d’euros de revenus. Or, Mbappé en a marqué 41. Si l’on pouvait établir une corrélation entre un but marqué et un revenu global, on pourrait dire que Mbappé a rapporté quasiment 300 millions d’euros”, détaille Maxime von Steenberghe. Même s’il faut garder en tête qu’”il est très difficile d’estimer la valeur d’un but !”, précise-t-il.

Récemment, le club gallois de Cardiff a mandaté un expert pour évaluer les pertes financières liées au décès du footballeur Emiliano Sala, qui devait rejoindre ses rangs après un transfert conclu avec le FC Nantes. En considérant que le joueur argentin aurait marqué plusieurs buts sans l’accident d’avion qui lui a coûté la vie – et que sa venue aurait pu empêcher le club de descendre en division inférieure -, Cardiff réclame 121 millions d’euros à la direction du FC Nantes.

Luc Arrondel rappelle toutefois que “le football reste un sport collectif” et qu’il est hasardeux de séparer une performance individuelle de celles des autres joueurs. Pour autant, un but victorieux de Kylian Mbappé dans l’enceinte anglaise début juin aurait des répercussions économiques non négligeables. “Gagner la Ligue des Champions rembourserait amplement son salaire sur une année”, assure Maxime von Steenberghe. Mais la direction qatarie l’a prouvé par le passé : la rentabilité n’est assurément pas sa première motivation.




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