L’Iran a fermé ses installations nucléaires le jour de son attaque contre Israël


L’armée israélienne a promis lundi “une riposte” à l’attaque massive et sans précédent lancée par l’Iran, malgré les appels de nombreux pays, Etats-Unis en tête, à éviter un embrasement au Moyen-Orient, où la guerre fait rage dans la bande de Gaza.

Les infos à retenir

⇒ L’Iran a fermé ses installations nucléaires dimanche

⇒ L’armée israélienne a promis “une riposte”

⇒ Biden veut éviter l’escalade

L’Iran a fermé ses installations nucléaires dimanche

L’Iran a fermé ses installations nucléaires dimanche, jour de son attaque contre Israël, a indiqué lundi le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. Lors d’une conférence de presse en marge d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la centrale ukrainienne de Zaporijjia, Rafael Grossi a été interrogé sur la possibilité d’une frappe de représailles israélienne contre des installations nucléaires iraniennes. “Nous sommes toujours préoccupés par cette possibilité”, a répondu le chef de l’AIEA.

“Ce que je peux vous dire, c’est que nos inspecteurs en Iran ont été informés par le gouvernement iranien qu’hier (dimanche, NDLR), toutes les installations nucléaires que nous inspectons chaque jour resteraient fermées pour des raisons de sécurité”, a-t-il ajouté. Selon lui, les installations iraniennes devaient rouvrir lundi. “J’ai décidé de ne pas laisser les inspecteurs revenir tant que la situation n’est pas complètement calme. Nous reprendrons demain” (mardi, NDLR), a-t-il expliqué. Cette fermeture “n’a pas eu d’impact sur nos activités d’inspection. Mais bien sûr, nous appelons toujours à la plus grande retenue”, a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie chinoise s’est entretenu avec son homologue iranien

Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a discuté au téléphone avec son homologue iranien, a rapporté mardi l’agence officielle Chine nouvelle, précisant que Téhéran avait de nouveau exprimé sa “volonté de retenue” après son attaque sans précédent sur le territoire israélien. Selon Chine nouvelle, Hossein Amir-Abdollahian a fait part à Wang Yi de la position iranienne quant au bombardement, imputé à Israël, d’une annexe de l’ambassade d’Iran à Damas, en Syrie.

Toujours d’après l’agence chinoise, le diplomate iranien a estimé que le Conseil de sécurité des Nations Unies “n’a pas apporté la réponse nécessaire à cette attaque” et que “l’Iran a le droit à l’auto-défense en réponse à la violation de sa souveraineté”.

L’armée israélienne a promis lundi “une riposte”

L’armée israélienne a promis lundi “une riposte” à l’attaque massive et sans précédent lancée par l’Iran, malgré les appels de nombreux pays, Etats-Unis en tête, à éviter un embrasement au Moyen-Orient, où la guerre fait rage dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a appelé la communauté internationale à “rester unie” face à “l’agression iranienne, qui menace la paix mondiale”, après cette attaque déjouée avec l’appui de plusieurs de ses alliés, dont Washington. Israël va “riposter au lancement de ces si nombreux missiles, missiles de croisière et drones sur le territoire de l’Etat d’Israël”, a déclaré le chef d’état-major de l’armée, le général Herzi Halevi, en visitant la base de Nevatim, dans le sud du pays.

Biden veut éviter l’escalade

Le président américain Joe Biden, l’allié le plus puissant d’Israël, a assuré lundi vouloir éviter une escalade. “Ensemble, avec nos partenaires, nous avons vaincu cette attaque” iranienne, a-t-il affirmé, tout en disant œuvrer “en faveur d’un cessez-le-feu” à Gaza, “qui ramènera les otages à la maison et empêchera le conflit de s’étendre plus qu’il ne l’est déjà”.

Des raids dans la bande de Gaza

Dans la bande de Gaza, des dizaines de raids israéliens ont frappé lundi avant l’aube le secteur de Khan Younès, dans le sud, où 18 corps ont été récupérés sous les décombres, selon la Défense civile. Benyamin Netanyahou maintient son projet d’offensive terrestre contre la ville voisine Rafah, frontalière avec l’Egypte, qu’il présente comme le dernier grand bastion du Hamas et où, selon l’armée, des otages sont détenus.

Et ce malgré les mises en garde de la communauté internationale, qui redoute un bain de sang dans cette ville devenue un refuge pour un million et demi de Palestiniens, la plupart des déplacés.




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