L’Iran accuse Israël d’avoir frappé son ambassade en Syrie et promet une “réponse décisive”


Le ministère syrien de la Défense a déclaré lundi 1er avril qu’Israël avait mené des frappes sur une annexe de l’ambassade iranienne à Damas, la capitale de la Syrie, tuant et blessant toutes les personnes se trouvant à l’intérieur du bâtiment qui a été rasé. “L’ennemi israélien a lancé des frappes aériennes depuis le Golan syrien occupé, visant l’annexe de l’ambassade iranienne à Damas”, a déclaré le ministère dans un communiqué.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé “la communauté internationale” à apporter “une réponse sérieuse” aux frappes qui ont tué au moins cinq membres du Corps des Gardiens de la révolution d’Iran, dont un commandant, selon un média d’Etat iranien. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a pour sa part fait état de huit morts dans ce raid. “Des missiles israéliens ont détruit le bâtiment d’une annexe de l’ambassade iranienne à Damas”, selon cette ONG basée au Royaume-Uni, mais qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays.

“Hossein Akbari, ambassadeur de la République islamique d’Iran à Damas, ainsi que sa famille, n’ont pas été blessés lors de l’attaque israélienne”, a déclaré l’agence de presse iranienne Nour.

Intensification des frappes depuis le 7 octobre

Il s’agit du cinquième raid en huit jours à viser la Syrie, où l’Iran et ses alliés soutiennent le pouvoir de Bachar al-Assad. Israël a mené des centaines de frappes en Syrie voisine contre des positions du pouvoir syrien, des groupes pro-iraniens, comme le Hezbollah libanais, et des cibles militaires iraniennes depuis le début de la guerre dans ce pays en 2011.

Les frappes se sont intensifiées depuis le début le 7 octobre de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, un allié du Hezbollah et de l’Iran, ennemis d’Israël.

Des frappes israéliennes visent dans le même temps des responsables du Hezbollah au Liban, d’où la formation chiite pro-iranienne mène des attaques contre Israël. L’Etat hébreu commente rarement ses frappes en Syrie mais affirme qu’il ne permettrait pas à l’Iran, son ennemi juré, de s’implanter à sa frontière.




Source

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .