Vie au travail : l’étude qui balaye les idées reçues sur les jeunes actifs


“Loin des stéréotypes, les actifs de moins de 30 ans sont engagés et motivés par leur évolution professionnelle”. Le titre de cette étude publiée le 31 janvier, conduite par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et le think tank Terra Nova, l’annonce clairement. A rebours des idées reçues, les jeunes ne seraient pas moins investis ou déconnectés du travail et de l’entreprise que le reste de la population, au contraire.

Les clichés ont pourtant la vie dure. Dans leur introduction, le président de l’Apec Gilles Gateau et le directeur général de Terra Nova Thierry Pech pointent que “93 % des managers (de tous âges) estiment que les jeunes ont un rapport au travail différent de celui de leurs aînés, et 76 % pensent même que cette différence va persister”. Toujours dans la même idée, “la comparaison avec leurs aînés se fait rarement à leur avantage : 64 % des managers les décrivent comme moins fidèles, 64 % moins respectueux de l’autorité, ou encore 59 % les jugent moins investis”, affirment-ils. Mais cette étude, menée sur les réponses de près de 3 000 jeunes actifs de moins de 30 ans comparées à celles de près de 2 000 actifs de 30 à 65 ans, montre bien que les aspirations des plus jeunes sont finalement très similaires à leurs aînés.

Des motivations au travail similaires

Plusieurs réponses illustrent particulièrement ce constat. Ainsi, près de la moitié des jeunes en emploi estiment que leur travail “est aussi important (36 %), voire plus important (11 %) que les autres sphères de son existence”. Une “proportion identique à celle observée chez les 30-44 ans (47 %), et même “supérieure à celle relevée parmi les 45-65 ans (36 %)”. Une majorité de jeunes (78 %) se dit même prête à “travailler plus en cas de pic d’activité avec une contrepartie financière”, contre 75 % pour les 30-44 ans et 67 % pour les 45-65 ans.

Dans le même sens, la nouvelle génération aurait les mêmes motivations au travail que le reste de la population. Le triptyque “rémunération, intérêt au travail et équilibre de vie” figure – dans cet ordre – parmi les attentes des plus jeunes vis-à-vis de l’emploi… soit exactement les mêmes motivations que leurs aînés. Le “bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle” est même moins prioritaire chez les plus jeunes (34 %) que chez les autres classes d’âge (38 % pour les 30-44 ans, 45 % pour les 45-65 ans), venant à rebours de l’idée d’un désengagement chronique de la jeunesse pour l’entreprise.

Concernant le rapport à la hiérarchie, une autre idée reçue souvent répétée – affirmant que les plus jeunes n’accepteraient pas et remettraient même en cause systématiquement toute forme d’autorité, l’étude de l’Apec et de Terra Nova montre le contraire. 83 % des 18-29 ans accepteraient les décisions de leur hiérarchie, que ce soit “par principe” ou en ayant besoin de “les comprendre” au préalable : une proportion qui est même supérieure à celle des plus âgés (80 % des 45-65 ans). Au contraire, seuls 3 % des jeunes auraient “du mal à accepter que votre hiérarchie vous dise ce qu’il faut faire”, contre 5 % et 8 % pour les tranches d’âge supérieures. De quoi “infirmer l’hypothèse d’une crise de la confiance supposée spécifique aux nouvelles générations”, explique l’étude.

“Chaque génération produit ce discours sur une jeunesse qui a moins le goût de l’effort”

La principale différence que pointe cette étude concerne finalement le “désir fort” des jeunes à “progresser” et à “saisir les opportunités qui s’offrent à eux” dans le monde du travail. Une ambition supérieure qui prend “tout son sens au début de la vie professionnelle”, pointent l’Apec et Terra Nova.

Auprès de l’AFP, le président de l’Apec Gilles Gateau confirme que ce discours sur la jeunesse et son désengagement du travail n’est en réalité pas nouveau. “Chaque génération produit ce discours sur une jeunesse qui a moins le goût de l’effort, mais s’y est ajoutée la crise Covid, révélatrice des remises en cause du rapport au travail”, affirme celui qui est également économiste. “Ce qui caractérise cette génération, c’est sa capacité à quitter un emploi qui ne répond pas à ses aspirations dont ne disposait pas la génération précédente”, observe toutefois Gilles Gateau. Mais comme le montre cette étude, cette dynamique est peut-être finalement surtout le signe d’une jeunesse qui souhaite pouvoir s’investir pleinement dans son entreprise.




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