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Quand le New Space français parvient à décrocher le Pentagone


La société Loft Orbital offre des services spatiaux à la demande, exactement comme sur Terre, lorsqu’une entreprise recourt aux services d’un fournisseur de cloud. Dans l’espace, il s’agit d’appareils de détection d’images ou d’écoutes radio, permettant de repérer le début d’un feu de forêt en Amazonie pour un client Brésilien, l’état des vignes dans le Bordelais, où la dégradation de la Grande barrière de corail pour le compte du gouvernement australien, ou encore certains déplacements suspects sur terre comme en mer. Volant à 500 km d’altitude, les satellites de Loft observent, mesurent et écoutent sans relâche, passant d’un client à l’autre au cours d’une même orbite de 90 minutes, en fonction des zones survolées.

Créée en 2017, l’entreprise est basée à San Francisco et à Toulouse et dirigée par un Français, Pierre-Damien Vaujour. En principe, l’ADN français de l’entreprise lui interdit tout accès à des contrats souverains comme ceux du Département de la Défense américain. Pourtant, Loft Orbital est parvenu à contourner cet obstacle et aujourd’hui un tiers de ses revenus vient du Pentagone, pour des applications tellement sensibles que le patron de Loft en ignore la nature.

Dans cet épisode de Control-F, Pierre-Damien Vaujour raconte comment lui et ses associés ont construit cette pépite du New Space franco-américain en dépit d’une concurrence féroce, d’une économie parfois difficile et des contraintes géopolitiques.

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L’équipe : Frédéric Filloux (présentation) et Jules Krot (montage et réalisation)

Musique et habillage : Léonard Filloux

Logo : Jérémy Cambour/L’Express

Crédit image : IRAS (Infrared Astronomical Satellite)

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